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Les biotechnologies

Actualités Biotech

La promotion 2017 de Sup’Biotech célébrée au Palais des Congrès !
20/04/2018 11:48:13 Sciences Biotech


Il s’agissait sans doute du moment le plus attendu par les étudiants de la promo 2017 de Sup’Biotech : leur cérémonie de remise des titres s’est déroulée dans l’enceinte du prestigieux Palais des Congrès (Paris, 17e) ce vendredi 13 avril 2018. Réunis autour de la direction du Groupe IONIS, de la direction de l’école, des équipes pédagogiques, de leurs proches et de leur parrain, Jean-Marc Grognet, directeur général du Genopole, les nouveaux diplômés ont ainsi pu fêter leur entrée officielle dans le monde professionnel de la plus belle des façons. Retour sur un événement qui restera longtemps ancré dans leur mémoire.


Marc Sellam et Fabrice Bardèche, respectivement président-directeur général et vice-président exécutif du Groupe IONIS


L’ambiance est forcément particulière alors que se présentent les invités devant le Palais des Congrès. Sur leur 31, vêtus d’une toge, d’une coiffe et d’une écharpe aux couleurs de leur école, les membres de la promotion 2017 s’installent dans la grande salle pour assister à leur cérémonie, celle qui symbolise et concrétise plusieurs années de travail, d’abnégation, de découvertes et d’espoirs. C’est ce que rappelle Marc Sellam, président-directeur général de IONIS Education Group, devant l’assemblée : « Cette cérémonie est un événement majeur pour nos étudiantes et nos étudiants qui vont officiellement recevoir le diplôme de leur école, c’est le symbole fort d’un cycle qui s’achève et l’ouverture vers une nouvelle étape de leur vie qu’on souhaite passionnante, enrichissante et toujours formatrice. »



Les premiers applaudissements laissent ensuite place à une autre prise de parole attendue, celle de Vanessa Proux, directrice générale de l’école. « Chères Anciennes, chers Anciens, vous avez maintenant rejoint le monde professionnel des biotechnologies pour contribuer pleinement au développement de la bioéconomie. Je vous souhaite de vous y épanouir et de pouvoir valoriser les compétences acquises durant votre cursus pour innover, entreprendre et réussir ! Ce fut un réel plaisir de vous accompagner durant vos études. À très bientôt… » La montée des diplômés sur la grande scène se rapproche, mais avant cela, Jean-Marc Grognet, « fier d’être le parrain de cette nouvelle promotion », tient à leur adresser à son tour quelques mots. « Je peux témoigner de l’excellence de votre formation reconnue par tous les professionnels du secteur des biotechnologies. Votre diplôme constitue un atout maître pour votre futur et je vous souhaite un enthousiasmant début dans votre vie professionnelle que j’espère riche de satisfactions ! »



Après une nouvelle salve d’applaudissements chaleureux vient le moment tant attendu : la remise des diplômes aux 110 jeunes professionnels de cette promotion 2017 prête à conquérir le monde. L’occasion pour Sup’Biotech de féliciter tout particulièrement trois étudiantes au parcours plus qu’exemplaire : Cécile Doualle, Majore de la Majeure Recherche & Développement, Chloé Lezin, Majore de la Majeure Bioproduction & Qualité et Marine Lochouarn, Majore de la Majeure Marketing & Management des produits.

Toutes les équipes de Sup’Biotech et du Groupe IONIS souhaitent une nouvelle fois le meilleur à l’ensemble de ces jeunes professionnels promis à un bel avenir !




Concours Coup2boost 2018 : trois podiums pour les équipes étudiantes de Sup’Biotech !
17/04/2018 15:17:02 Sciences Biotech

En mars dernier, six équipes de Sup’Biotech accédaient à la grande finale de Coup2boost, concours dédié aux projets innovants et ouvert aux étudiants de Grandes Écoles et Universités. Organisée le jeudi 12 avril dans l’enceinte du Pavillon Dauphine (Paris 16e), cette dernière a permis à trois Sup’Biotech Innovation Projects (SBIP) d’accéder au podium dans leur catégorie portée par des entreprises partenaires.



Une deuxième place pour le projet de dispositif de suivi médical MyCareUp !

Sélectionné par Abylsen, groupe de conseil en ingénierie, et porté par Ayman Bahlouli, Paul Goudeau (chef de projet), Clélia Legraverend, Eva Levi, Mounia Mokri et Nada Zehrouni (Sup’Biotech promo 2021), tous étudiants en 2e année, MyCareUp a su séduire le jury et atteindre la deuxième marche du podium. Son projet de mini laboratoire connecté et destiné aux patients souffrant d’une maladie chronique nécessitant un suivi contraignant se voit ainsi attribuer une dotation de 1 500 euros !




Une troisième place pour les équipes de Sel&Cell et QualiGrade !

Plébiscité par Business & Decision, entreprise de services du numérique (ESN), acteur historique de la data et du digital, le projet QualiGrade consiste en un outil de contrôle biologique miniaturisé simple et reproductible associant une application mobile à des tardigrades, ces animaux microscopiques aux capacités étonnantes ! À la fois naturelle et technologique, cette solution de détection de pollution de l’eau a permis aux étudiants en 2e année Sacha GuilleminRaphaëlle JacqminFrançois Morice et Clémence Raphael (Sup’Biotech promo 2021, chef de projet) de fermer le podium et de remporter 1 000 euros !



Ayant attiré l’attention de Tessi, leader de l’accompagnement dans la transformation digitale, Sel&Cell termine lui aussi à la troisième place et empoche de 1 000 euros. De quoi permettre aux étudiants en 2e année Sara Kadiri, Vincent Le Du, Albane Mabro (chef de projet), Mathilde Neeff et Benjamin Tisserand (Sup’Biotech promo 2021) de poursuivre leur ambition de dessaler l’eau via la puissance du vivant et à l’ingéniosité de la nature, grâce à une association inédite de différentes espèces végétales.



Quand les futurs ingénieurs de Sup’Biotech visitent l’entreprise Chimex
09/04/2018 11:12:13 Sciences Biotech

Le lundi 12 mars 2018, une délégation de 18 étudiants de 4e et 5e  années de Sup’Biotech a eu la possibilité de découvrir les coulisses de l’entreprise Chimex au Thillay (Val-d’Oise), en compagnie des équipes administratives et pédagogiques de l’école. Une visite riche en enseignements pour les futurs ingénieurs en biotechnologie.



Tout a d’abord commencé avec la découverte des laboratoires du campus de Thillay, site spécialisé en R&D (Chimex possédant deux autres sites en France : une usine de biotechnologies à Tours et une usine de chimie fine à Mourenx). Piloté par Jean-Jacques Schoonjans, le laboratoire de biotechnologies se consacre à l’étude et la bioproduction de principes actifs par culture bactérienne et culture de cellules végétales. Supervisé par Lucie Leseurre, le laboratoire d’écoconception (et d’intensification) des procédés a lui une toute autre mission : la révision et fiabilisation de procédés développés à l’échelle laboratoire en matière d’assurance qualité et de profil environnemental. Géré par Grégoire Pithon, le laboratoire nouvelles technologies vise à explorer de nouvelles méthodes alternatives de production et de formulation des ingrédients, comme l’extrusion ou encore la micro-réaction. Enfin, mené par Jonathan Madec, l’atelier pilote de Chimex porte sur une étape clé de l’industrialisation des procédés optimisés par le laboratoire de chimie fine. Sa vocation ? Vérifier la réaction du procédé avant de passer à l’échelle industrielle.

« Grâce à cette visite, les étudiants ont pu observer le fonctionnement d’une usine de sous-traitance de matières premières d’un grand groupe comme L’Oréal, estime Thierry Picaud, directeur pédagogique du Second Cycle de l’école. Ils ont pu également appréhender le processus allant de la recherche à l’industrialisation. Les étudiantes de la Majeure Production ont été particulièrement intéressées par le laboratoire nouvelles technologies ainsi que par l’atelier pilote qui s’intègrent parfaitement dans leur formation. Les étudiants de la Majeure R&D ont été plus sensibilisés aux recherches menées en biotechnologies et chimie. Enfin, les étudiants de la Majeure Marketing ont quant à eux apprécié de pouvoir poser des questions à Anaïde Agha, responsable du pôle marketing car sa fonction correspond à un de leur projet professionnel post Sup’Biotech ! »



À propos de Chimex :
PME fondée en 1954, Chimex, filiale de L’Oréal, est spécialisée dans l’éco-conception et l’industrialisation de procédés en chimie fine et en biotechnologies, pour la fabrication d’ingrédients cosmétiques naturels et performants. Les équipes de Chimex travaillent au quotidien à l’amélioration de l’impact environnemental des procédés, et à l’augmentation des matières premières naturelles dans les ingrédients qu’elles produisent et que l’on retrouve dans les produits cosmétiques des 32 marques internationales du Groupe L’Oréal (filtres solaires, molécules anti-âge, coloration, soin de la peau, etc.).

www.madeinchimex.com

 


Et la grande gagnante du concours photo 2018 de Sup’Biotech est Inès Foucher !
03/04/2018 10:22:00 Sciences Biotech

Le 22 mars dernier, Sup’Biotech dévoilait les quatre finalistes de l’édition 2018 de son grand concours de photographie ayant pour thème la nature en résistance au cœur de l’hiver. Après plusieurs jours de votes sur la page Facebook et le compte Instagram de l’école, le verdict vient de tomber, dévoilant le nom de la grande gagnante. C’est donc la photo d’Inès Foucher qui recueille le plus grand nombre de suffrages en sa faveur et permet à son auteure de remporter le premier prix du concours : une console Nintendo Switch !


La photo victorieuse d’Inès Foucher


Juste derrière au classement se trouve Céline « Tétine » Gaussorgues dont la 2e place s’accompagne d’un Pass Disney annuel Magic Plus. Arrivée à la 3e position, Yumi Sora remporte une enceinte Bluetooth. Enfin, occupant la 4e place, Honorine Hurel repart avec un bracelet connecté.

Ce quatuor de photographes talentueuses sera également exposé sur le campus de Sup’Biotech à partir du jeudi 5 avril 2018 !



Inauguration de l’exposition photo « Winter is Coming »
Le jeudi 5 avril 2018 à 19 h sur le campus de Sup’Biotech
66 rue Guy Môquet
94800 Villejuif

Accès :
Métro Ligne 7 : station Villejuif Paul Vaillant Couturier
Bus 47, 125, 131 et 185 : arrêt Roger Salengro / Bus 186 : arrêt Pierre Brossolette
Voiture : périphérique – sortie Porte d’Italie

Inscription auprès d’Agathe Brajou, responsable de la communication de Sup’Biotech, par mail à agathe.brajou@supbiotech.fr


 


Communication scientifique, un problème à solutions multiples
23/03/2018 14:28:05 Sciences Biotech


Le 20 mars 2018, lors d’une nouvelle conférence interprofessionnelle, Sup’Biotech conviait étudiants, scientifiques et journalistes à prendre le pouls de la communication scientifique à une époque où les frontières entre information et désinformation n’ont jamais été aussi fines. Réunissant un panel de personnalités très diverses, l’événement permettait d’aborder le cas de la diffusion d’informations scientifiques tant du côté du grand public et de la sphère médiatique que du côté des chercheurs et de l’industrie.


Vanessa Proux, la directrice générale de Sup’Biotech


Externaliser pour mieux communiquer
Pour trouver le bon moyen de communiquer, l’industrie pharmaceutique peut justement faire appel à des structures comme l’agence de communication PRPA, présidée par Danielle Maloubier. « En tant qu’agence spécialisée en santé, notre but est de protéger et valoriser l’image de nos clients, de renforcer leur notoriété, d’assurer une couverture médiatique et de transmettre une info précise et transparente. Quand on traite de santé et de science, il convient d’avoir un bagage nécessaire pour être en mesure de comprendre ce dont on parle. Il faut aussi être en mesure d’anticiper les risques et les crises, afin d’aborder toutes les facettes (politique, éco, sociétale…) et décortiquer en amont l’ensemble des angles possibles selon la cible choisie, des médias professionnels aux médias grand public, en passant par les réseaux sociaux. » Pour PRPA, une bonne communication passe nécessairement par une bonne connaissance du monde médiatique et des journalistes parfois non spécialisés. « Il faut prendre en compte les attentes, contraintes et devoirs des journalistes : ils attendent une actualité nouvelle et argumentée, portée par un interlocuteur expert et pédagogue, nourrie de témoignages, avec des documents précis, chiffrés, sourcés et illustrés. L’info doit être audible et compréhensible par ses lecteurs et par sa rédaction. »


Danielle Maloubier


Adapter le vecteur selon le destinataire
Ainsi, selon la spécialiste de la communication, chaque message doit faire l’objet d’une réflexion sérieuse en amont pour identifier la bonne marche à suivre. Quand l’Agence de la biomédecine doit faire comprendre le changement de la loi bioéthique sur le don d’organes (« si vous ne vous exprimez pas, vous êtes donneur ») aux 18-25 ans, l’agence passe par des influenceurs sur les réseaux sociaux, avec achat d’espace, mise à disposition d’un argumentaire, etc. Quand le laboratoire Lilly compte sortir un nouveau médicament sur la polyarthrite rhumatoïde, elle préconise une diffusion de newsletters, l’organisation de conférences et la création de vidéos et infographies destinées à la presse spécialisée. Enfin, quand Novartis souhaite communiquer sur sa présence auprès des associations de patients atteints de la sclérose en plaques, elle agit encore différemment, demandant cette fois à une metteur en scène atteinte de la maladie de réfléchir à une pièce de théâtre abordant le quotidien des malades tout en faisant intervenir des neurologues. À chaque fois, le processus change, mais pas la règle sous-jacente : « On ne peut pas tout dire, mais ce que l’on dit doit être vrai. »



L’éthique et la précision au premier plan
Développer un message précis et documenté permet d’éviter les raccourcis et l’alimentation de polémiques superflues pouvant prendre rapidement de l’ampleur sur Internet. C’est en tout cas l’avis d’Assaël Adary, président du cabinet d’études d’opinion Occurrence, spécialiste de la donnée et auteur du blog datadeontologue.com. « Aujourd’hui, on est face à deux chemins. Il y a d’abord celui de la post-vérité où les faits importent peu en comparaison avec l’émotion, le ressenti… Ce chemin n’est pas nouveau : Platon le décrivait déjà (« L’homme est la mesure de toutes choses »). C’est celui emprunté par Trump, les partisans du Brexit… L’autre chemin, c’est celui du relativisme, qui se base sur des chiffres sans prendre de recul car, à force de produire énormément de données, on peut perdre le fil en mettant sur le même pied d’égalité différents organismes. Ainsi, n’importe quelle data produite devient presque directement crédible. Pour lutter contre cela, il y a deux solutions : la régulation – qui sera compliquée à mettre place, mais passera aussi par la judiciarisation –  et la notion d’éthique. »


Assaël Adary


Un constat également dressé par Denis Teyssou, responsable éditorial du Médialab de l’AFP, qui rappelle la nécessité pour les lecteurs de rester vigilants sur la source et le traitement des informations qu’ils reçoivent. Pour Assaël Adary comme lui, la technologie n’est pas forcément vue comme un obstacle : elle a aussi le potentiel pour offrir des outils utiles dans cette quête de la vérité, comme avec le projet européen InVID destiné à vérifier l’origine des vidéos relayées sur Internet afin d’éviter toute manipulation et tentative de désinformation. Pour bien communiquer, l’émetteur du message a donc tout intérêt de mettre l’éthique au centre des démarches. « La dimension éthique implique d’ouvrir des questionnements, un débat, note Patrick Gaudray, directeur de recherche et ancien membre éminent du Comité National d’Ethique. « La question est le désir de la pensée et « la réponse est le malheur de la question » expliquait Maurice Blanchot. L’éthique, c’est disséquer un sujet afin d’éviter que des questions restent dans l’ombre. »


Denis Teyssou


Patrick Gaudray


Entre vulgarisation et protection
La remise en question ne touche pas seulement les lecteurs : elle concerne également les scientifiques. C’est ce que développe Christine Giovane, dirigeante du cabinet ACAVI, avec un exemple simple : le grand public ne connaît pas le nom des récents prix Nobel français. « Pour les scientifiques, il y a une différence entre communication scientifique, qui implique la valorisation des groupes de travail, des projets et des collaborations, et vulgarisation scientifique, qui nécessite de s’adresser au monde extérieur. Ce sont deux métiers différents, mais les prix Nobel ou scientifiques ayant réussi à marquer la conscience collective savaient aussi communiquer de façon intelligible sur leurs travaux. »


Christine Giovane aux côtés de la journaliste Anne Pezet, animatrice de la conférence


Durant la conférence, Quentin Bernard (Sup’Biotech promo 2018), cofondateur de la start-up BioShield incubée au Genopole d’Evry, est revenu sur son expérience d’entrepreneur concernant la communication auprès de potentiels investisseurs


Des institutions spécialisées dans la recherche ont d’ailleurs compris depuis longtemps cette nécessité d’aller vers l’autre et de sortir de l’entre-soi. C’est le cas notamment de l’Institut Gustave-Roussy, représenté lors de la conférence par David Boucard, chargé de mission auprès de la Direction de la Recherche. « L’une de mes missions, c’est de m’occuper de la communication du côté de la recherche. Je fais office de filtre scientifique : j’interviens avant de passer la main aux services de communication pour définir la pertinence du message, vulgariser, faire un tri et valoriser les chercheurs et nos découvertes de la meilleure des façons. »


David Boucard


Eviter la peur et favoriser les rapprochements
Quand, par exemple, l’un des chercheurs en épidémiologie de l’Institut publie une étude documentée sur l’augmentation des risques cardiaques chez les femmes ayant un cancer du sein gauche suite à des techniques de radiothérapies dans les années 1970, la mission de David Boucard l’amène à ne pas choisir de communiquer sur le sujet, par crainte d’une mésinterprétation trop hâtive. « Aujourd’hui, la radiothérapie n’a plus rien à voir avec ce qu’il se faisait il y a 40 ans. Communiquer sur cette étude laissait encourir le risque d’une mauvaise reprise de l’information, d’un effet contraire, alors que les travaux du chercheur sont très bons ! Il est toujours très difficile de recontextualiser sur des messages courts et à destination du grand public : il ne faut pas inquiéter ce dernier inutilement ni nourrir la polémique, alimenter cette défiance. »



Pour vaincre cette défiance, certains font enfin le pari de créer du lien social à travers des initiatives originales à l’instar de Science Santé Société Odéon (S3Odéon), un rendez-annuel qui, depuis 2016, permet à plusieurs dizaines des spécialistes de venir aborder bénévolement de nombreuses thématiques sur la scène du Théâtre de l’Odéon à Paris. « Cela peut concerner le futur de la santé, la question de la surmédicalisation ou encore la défiance des français à propos de la science », explique Agnès Renard, responsable du comité d’organisation chez S3Odéon et directrice générale de LIR – Imaginons la Santé, think tank financé par l’industrie pharmaceutique internationale à l’origine de l’événement. Le but ? Remettre la confiance au centre des débats et surtout aller à l’encontre des idées reçues sur la réalité du monde pharmaceutique et de la médecine, un combat déjà mené par l’intervenante au sein de la structure qu’elle a créée pour lutter contre cette « asymétrie assez injuste » entre le traitement médiatique réservé aux entreprises de la santé et « ce qui se passait réellement chez elles ». Ainsi LIR – Imaginons la Santé développe des études avec des académiques et scientifiques pour poser une question et y répondre à 360 degrés. « Par exemple, nous avons fait une étude sur la consommation des médicaments des français sur 10 ans avec 7 autres pays européens : au final, on s’est rendu compte qu’en dehors de deux catégories de médicaments, les français consommaient moins que d’autres populations, contrairement à ce qu’il se dit souvent. »


Agnès Renard



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