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Les biotechnologies

Actualités Biotech

Découvrez le IONIS Mag #36
20/10/2017 12:38:53 Le blog de Sup'Biotech

Le numéro 36 du magazine de IONIS Education Group vient de sortir.

Au sommaire de cette nouvelle édition :

Bonne lecture ci-dessous ou directement sur la page dédiée !


« Vivre sur Mars » : retour sur la conférence événement de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013)
11/10/2017 12:37:07 Le blog de Sup'Biotech

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Cyprien Verseux

Plus de 150 étudiants de Sup'Biotech se sont donnés rendez-vous ce mardi 10 octobre sur le campus de l'école pour ne pas manquer la conférence de Cyprien Verseux (promo 2013). Lors de cette dernière, l'astrobiologiste passé par Sup'Biotech est revenu sur la mission HI-SEAS IV de la NASA qui l'a obligé à vivre un an en isolation totale dans un dôme en compagnie de cinq autres scientifiques afin de préparer une éventuelle conquête de Mars. Une aventure à la fois humaine et scientifique qu'il raconte également dans un livre événement : « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon). L'occasion pour les futurs ingénieurs en biotechnologies présents d'en savoir plus sur le parcours de cet Ancien atypique... et de repartir avec un exemplaire dédicacé de son ouvrage !

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Vanessa Proux, la directrice générale de Sup'Biotech, était également présente pour acceuillir Cyprien

La conférence vue par...

Arnaud Rul (Sup'Biotech promo 2022, étudiant en 1re année) : « Je m'attendais à une conférence uniquement axée sur la vie sur Mars, mais Cyprien a plutôt détaillé sa mission et c'était très intéressant, d'autant que j'avais du mal au départ à m'imaginer ce que l'on pouvait faire un an dans un dôme sur un volcan ! Si je me vois un jour prendre part à une mission similaire autour de l'astrobiologie ? Pourquoi pas ! Par contre, je ne sais pas encore si je serais partant pour aller vivre sur une autre planète ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_02.jpgRenaud Eynard (Sup'Biotech promo 2021, étudiant en 2e année) : « J'ai assisté à la conférence parce que j'ai toujours été passionné par la découverte spatiale et l'idée de pouvoir envoyer des gens aussi loin, afin qu'ils puissent survivre dans un environnement à priori hostile. Je trouve ça vraiment incroyable. Cyprien m'a clairement donné envie de m'intéresser plus à l'astrobiologie, mais par contre, je ne me vois pas l'imiter ! En effet, je considère comme extraordinaires ces personnes capables de vivre de telles aventures, soit parce qu'elles n'ont pas d'attaches, soit parce qu'elles en ont, mais décident tout de même de relever le défi. J'ai beaucoup de respect pour ces gens qui font avancer la science à eux seuls. En tout cas, il m'a vraiment donné envie de lire son livre ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_04.jpgEléonore Legal (Sup'Biotech promo 2022, étudiante en 1re année) : « Pour moi, Cyprien a eu beaucoup de chance de pouvoir réaliser un projet aussi passionnant : on sent que cela lui tenait à cœur. Je pense aussi qu'il doit avoir les nerfs solides car cela ne semble pas évident d'être enfermé pendant un an ! »

retour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_06.jpgretour_conference_cyprien_verseux_ancien_supbiotech_vivre-sur-mars_etudiants_evenement_biotechnologies_nasa_planete_mars_07.jpgAprès la conférence, Cyprien Verseux s'est également prêté au jeu de l'interview en compagnie d'une journaliste de BFM TV pour un Q&A en live sur Facebook.



Envie de (re)voir la conférence ? Rendez-vous sur la page Facebook de Sup'Biotech pour la découvrir en replay !

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Le Groupe IONIS et Sup'Biotech vous invitent à découvrir les métiers de demain, le samedi 14 octobre 2017 aux docks de la Cité de la Mode et du Design
09/10/2017 16:39:48 Le blog de Sup'Biotech

annonce_rencontres_orientation_figaro_etudiant_agora_groupe_ionis_metiers_demain_conferences_rencontres_nouvelles_techologies_samedi_14_octobre_2014_paris_supbiotech_01.jpgLe samedi 14 octobre 2017, Le Figaro Étudiant investira les docks de la Cité de la Mode et du Design (Paris 13e) de 9 h à 18 h pour Les Rencontres de l'Orientation, un grand rendez-vous dédié à l'éducation, gratuit et ouvert à tous. Partenaire de cet événement associant ateliers et conférences, le Groupe IONIS sera présent au sein de l'Agora IONIS des métiers de demain, un espace spécial permettant aux visiteurs de vivre des moments d'échanges et de dialogue avec des spécialistes des nouvelles technologies vouées à transformer la société comme les entreprises.

Au sein de l'Agora IONIS, plusieurs conférences tournées vers l'avenir seront également organisées tout au long de la journée.

Sup'Biotech animera notamment une conférence spéciale de 11 h 30 à 12 h 30. Vanessa Proux, la directrice générale de l'école, abordera les nouveaux horizons des métiers associés aux biotechnologies, que ce soit dans l'agroalimentaire, l'énergie, l'environnement ou encore la santé.

annonce_rencontres_orientation_figaro_etudiant_agora_groupe_ionis_metiers_demain_conferences_rencontres_nouvelles_techologies_samedi_14_octobre_2014_paris_supbiotech_02.jpgD'autres conférences seront également prévues : les nouvelles perspectives des métiers de l'informatique (avec Epitech, de 9 h 30 à 10 h 30), les transformations des métiers du marketing et de la communication (avec l'ISEG Marketing& Communication School Paris, de 10 h 30 à 11 h 30), les évolutions des « fonctions business » dans les secteurs de la mode et du luxe (avec Moda Domani Institute, de 12 h 30 à 13 h 30), la place de l'ingénieur en 2025 (avec l'EPITA, de 14 h 30 à 15 h 30), les nouvelles orientations des métiers du business et du management (avec l'ISG Programme Business & Management 3+2, de 15 h 30 à 16 h 30) et les transformations de la création digitale et du design (avec e-artsup, de 16 h 30 à 17 h 30).


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Le Figaro Étudiant présente « Les Rencontres de l'Orientation »
Le samedi 14 octobre 2017 de 9 h à 18 h, aux docks de la Cité de la Mode et du Design
34 Quai d'Austerlitz
75013 Paris

Accès :
Métro : ligne 1/14 (Gare de Lyon), ligne 5 (Gare d'Austerlitz) et ligne 6 (Quai de la Gare).
RER : ligne A & D (Gare de Lyon) et ligne C (Gare d'Austerlitz).
Bus : 24, 57, 61, 89 et 91.

Événement gratuit sur inscription : plus d'informations sur la page dédiée.

Conférences au sein de l'Agora IONIS de 9 h 30 à 17 h 30.

Programme complet de l'événement disponible ici.

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Avec My Data-Trust, Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014) favorise la protection des données personnelles
06/10/2017 14:31:59 Le blog de Sup'Biotech

Créée en 2017 et basée en Belgique, la start-up My Data-Trust accompagne ses clients dans la gestion de la collecte et du traitement des données à caractère personnel. Une problématique plus que d'actualité, notamment dans le secteur Life Science, comme l'explique Gautier Sobczak (Sup'Biotech promo 2014), cofondateur et Business Development Executive de cette jeune entreprise prometteuse.

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Gautier, lors de la céremonie de remise des titres de la promotion 2014

Quel a été votre parcours à la suite de Sup'Biotech ?
Mon cursus était celui de la filière Recherche & Développement, avec l'option entrepreneuriat en 5e année. Pour le valider, j'ai effectué mon stage de fin d'études en business development au sein d'une Contract research organization (CRO) clinique, c'est-à-dire une société fournissant des services cliniques essentiellement pour les acteurs du secteur pharmaceutique. Une fois mon stage terminé, une autre CRO ayant des activités similaires en Belgique m'a proposé de la rejoindre, chose que j'ai acceptée. J'y suis resté trois ans, jusqu'à ce que je décide de créer MyData-Trust avec un associé.

Le choix de l'option entrepreneuriat montrait déjà votre attirance pour la création d'entreprise, non ?
Je suis très attaché à l'esprit d'entreprendre et j'ai toujours eu en moi cette envie de créer une structure de mes propres mains, d'être indépendant... Bien sûr, je comprends ceux chez qui ce sentiment n'est pas réciproque. Mais dans mon cas, j'ai choisi la voie de la start-up et ne le regrette pas !

Quand a germé chez vous l'idée de MyData-Trust ?
Vers l'automne 2016, quand mon actuel associé a souhaité s'orienter vers d'autres horizons, avec l'envie de se former au Data Science. Durant l'une de ses formations, il a entendu parler des nouvelles réglementations liées à la protection des données à caractère personnel votées en mai 2016 et destinées à être mises en application en mai 2018. Il m'en a parlé et l'idée de développer une société pour faire face à ces changements nous est tout de suite venue à l'esprit.

Quels changements implique cette nouvelle règlementation ?
Cette réglementation est très vaste, touche énormément de secteurs, du milieu bancaire à l'industrie pharmaceutique, et concerne plusieurs types de de données, des emails aux numéros de téléphone, en passant par les cartes de fidélité, etc. Avec mon associé, nous avons très vite constaté un besoin important sur le marché Life Science, dans la mesure où les données de santé ont été répertoriées comme des données sensibles par la General Data Protection Regulation (GDPR), ce qui impose aux entités collectant et traitant ces données un certain nombre de mesures auxquelles elles ne parviennent pas toujours à faire face seules. Ces mesures concernent notamment la cybersécurité, la portabilité des données, la mise en place de processus en cas de violation ou d'intrusion, la notification, l'impact sur le consentement des « data subjects », le transfert des données en dehors de l'UE, etc. Ces mesures sont destinées à protéger les citoyens européens et à leur rendre la possession de leurs données personnelles. La GDPR définit donc un certain nombre de droits que les citoyens pourront exercer, comme le droit à l'accès, à l'information, à la modification ou à la suppression. En cas de violation de ces droits ou du non-respect des mesures qui doivent être mises en place, la société à l'origine du traitement (le « data controller ») et même ses sous-contractants (le « data processor ») peut se voir infliger des pénalités financières extrêmement lourdes : de 10 à 20 millions d'euros d'amendes ou de 2 à 4 % de leur chiffre d'affaires global annuel. Outre la sanction financière, nous pensons que les conséquences de l'impact sur l'image de marque de la société est bien plus contraignante...
Il y avait donc un terreau propice à l'existence d'une société telle que la nôtre. D'ailleurs, nous avons réellement pris conscience de l'importance de notre démarche lors d'une conférence au siège d'une big pharma française, devant un auditoire regroupant des professionnels des secteurs pharma, biotech, medtech, CROs et académiques. Durant l'événement, nous avons posé deux simples questions aux personnes présentes : êtes-vous informé de la future mise en application de la GDPR en 2018 et pensez-vous être impacté ? Sur les 200 personnes présentes, près de 65 % d'entre elles ont avoué ne pas être au courant et 98 % ont admis craindre d'être grandement impactées. Il fallait donc faire quelque-chose pour combler ce besoin : c'est comme ça qu'est véritablement née notre start-up.

mydata-trust-start-up_data_life_science_ancien_supbiotech_ecole_ingenieur_diplome_entrepreneur_services_sante_pharma_donnees_protection_reglementation_entretien_temoignage_2017_02.jpgEn juillet 2017, MyData-Trust voit officiellement le jour. La définiriez-vous comme une société de services autour de la Data Privacy ?
C'est ça, mais orientée de manière spécifique vers l'industrie Life Science. Nos clients viennent vers nous pour des besoins relatifs à ces questions et y voient une double expertise (Life science et data protection) unique en Europe.

Justement, qui sont vos clients ?
À ce stade, nos clients sont essentiellement européens et américains, issus de divers horizons. Le marché est très large au sein du secteur Life Science : nos clients peuvent appartenir au secteur pharmaceutique, biotechnologie, dispositifs médicaux, cosmétique, diagnostique, technologique et numérique, santé, CROs, etc...

Quels services proposez-vous ?
Notre offre de service repose sur quatre « piliers » : le premier concerne la formation : nous proposons à nos clients des workshops organisés sur deux journées sur site afin de sensibiliser les participants aux enjeux liés à la protection des données personnelles dans le secteur de la santé.
Le deuxième consiste en un service d'évaluation. La première étape est d'effectuer un « gap analysis ». Nous nous rendons sur site pour analyser l'ensemble des processus à l'origine de la collecte de données à caractère personnel. Cela concerne aussi bien les départements cliniques et production que le département des ressources humaines - qui récolte des données sur les employés. Cette première étape d'évaluation nous permet de faire l'état des lieux et d'identifier les éventuels processus sensibles. Lorsqu'un processus sensible est identifié, cela nous permet ensuite de réaliser le(s) Data Protection Impact Assessment(s) (DPIA), pour aller vraiment dans le détail du processus. En parallèle, nous nous rendons aussi régulièrement chez les sous-contractants de nos clients afin de réaliser un Vendor Assessment. Cela nous permet d'identifier leur mise en conformité avec la GDPR. En effet, comme mentionné précédemment, à partir de mai 2018 le « data controller » ne sera plus le seul responsable aux yeux de la réglementation : les « data processors » le seront aussi. Ceci est un changement majeur ! Pour finir, le dernier type d'évaluation est l'Information Security Assessment (ISA) : il s'agit d'une évaluation de la cybersécurité réalisée sur les systèmes informatiques de l'entité. C'est une question très sensible, d'autant plus que les cas de cyberattaques reviennent souvent dans l'actualité, y compris chez les grands acteurs pharmaceutiques.
Le troisième pilier est associé à une plateforme de Data Protection Officers (DPO) : nous avons des profils de DPO en interne qui sont capables de suivre nos clients au quotidien afin de veiller à la bonne mise en place de la GDPR et à la conformité de l'ensemble des processus. En plus de cette veille quotidienne, le DPO est aussi la personne de contact pour les autorités en cas de contrôle ainsi que pour les « data subjects » afin qu'ils puissent exercer leurs nouveaux droits.
Enfin, le dernier pilier est un service juridique qui offre à nos clients un support légal : la rédaction des contrats, la rédaction de clauses liées à la data protection, du conseil juridique, la mise en place de Binding Corporate Rules, etc.
En plus de cela, nous avons aussi développé des outils à destination de nos clients, comme une application web leur permettant de tenir à jour un registre de l'ensemble des processus collectant des données à caractère personnel. Si l'autorité de protection de la vie privée vient frapper à la porte de l'entreprise, celle-ci peut ainsi facilement générer un rapport automatique « GDPR compliant ».

Retrouvez My Data-Trust sur son site Internet et LinkedIn

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« Vivre sur Mars » : ne manquez pas la conférence de l'astrobiologiste Cyprien Verseux (promo 2013), le mardi 10 octobre 2017 à Sup'Biotech !
26/09/2017 09:01:04 Le blog de Sup'Biotech

Le mardi 10 octobre 2017, l'astrobiologiste Cyprien Verseux (Sup'Biotech promo 2013) sera présent sur le campus de l'école pour une conférence exceptionnelle autour de son livre événement « Vivre sur Mars » (Éditions Michel Lafon). Ce dernier retrace la mission HI-SEAS IV de la NASA à laquelle cet Ancien a pris part durant un an avec cinq autres scientifiques.

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Conférence « Vivre sur Mars » avec Cyprien Verseux

Le mardi 10 octobre 2017 à 10 h sur le campus de Sup'Biotech
66 rue Guy Môquet
94800 Villejuif

Accès :
Métro Ligne 7 : station Villejuif Paul Vaillant Couturier
Bus 47, 125, 131 et 185 : arrêt Roger Salengro / Bus 186 : arrêt Pierre Brossolette
Voiture : périphérique - sortie Porte d'Italie

Envie d'en savoir plus sur « Vivre sur Mars » ? Découvrez l'interview accordée par Cyprien à Sup'Biotech

Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) auprès d'Agathe Brajou, responsable de la communication de Sup'Biotech, par mail à agathe.brajou@supbiotech.fr


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Et en attendant de pouvoir venir à sa rencontre, Sup'Biotech vous propose en exclusivité quatre extraits de « Vivre sur Mars », sélectionnés par l'auteur lui-même.

Elle nous rappelle que notre aventure sera historique : ce sera la plus longue simulation d'une mission spatiale financée par la NASA. Les prochaines simulations du programme dureront huit mois au plus. Je lui demande, du ton le plus sérieux possible : « Ah, donc il suffit que l'on tienne huit mois et un jour, et on peut revenir en héros ? » Elle répond sur le même ton : « Si vous faites ça, je m'arrange pour que la prochaine mission dure huit mois et deux jours. » Kim est familière du second degré (ce qui m'évite de passer pour un excentrique ou un demeuré, comme cela m'arrive fréquemment), et nos conversations glissent souvent dans l'absurde.



J'ai la tête plaquée au sol. Seule la visière de ma combinaison me sépare de la roche froide. Mon visage est plus bas que mes jambes et le sang afflue dans mes tempes. J'essaie de ramper vers les profondeurs de ce passage étroit, mais des lames de pierre retiennent ma combinaison. L'obscurité est totale. Je ne distinguerais pas ma main à deux centimètres de mes yeux. Ma lampe de poche est sur mon poignet gauche ; je voudrais éclairer le passage, mais mon bras est bloqué le long de mon corps. De toute façon, je ne peux pas regarder autour de moi : la roche maintient ma tête immobile, le menton inconfortablement pressé contre ma poitrine. Je n'ai jamais rien ressenti qui s'apparente autant à de la claustrophobie. J'arrête de me débattre et inspire aussi profondément que possible, emplissant le tunnel de ma cage thoracique. Ralentir mon rythme cardiaque. M'apaiser pour réfléchir. Je ne peux pas faire demi-tour : remonter ce trou depuis ma position serait impossible. Impossible également de demander de l'aide à Christiane puisque le micro de ma radio s'est détaché. De toute façon, je vois mal comment elle pourrait m'aider : je suis enfoncé de plusieurs mètres dans ce terrier.



Il nous reste quelques heures pour faire des courses de dernière minute : des kilomètres de papier toilette, des litres de dentifrice, des poignées de lames de rasoir, suffisamment de galettes de maïs sous vide pour amortir une chute du deuxième étage, des batteries... et, pour Carmel et moi, des ukulélés. Si vous ne voyez pas vraiment ce qu'est un ukulélé, pas d'embarras. Vous me l'auriez demandé il y a un mois, je vous aurais sans doute répondu : « Ah oui, c'est pas la toute petite guitare dont joue l'énorme type qui chante au-dessus d'un arc-en-ciel ? » Et encore, c'est si j'avais été en forme. Remarquez, je n'aurais pas eu tout à fait tort : l'ukulélé classique ressemble effectivement à une minuscule guitare dont on aurait arraché deux cordes. Il est né à Hawaï au XIXe siècle, inspiré des machetes amenées par des migrants portugais. Avant la mission, jouer de l'ukulélé n'était pas vraiment dans mes plans (pas dans mes cordes non plus, mais je vous épargne le jeu de mots douteux). Pour être honnête, mes talents en musique étaient à peu près aussi développés que mes talents en danse classique - et je peux trébucher sur un sol plat en ligne droite. Mais en parlant d'en acheter un, Carmel a éveillé ma curiosité. Après tout, c'est un instrument idéal pour une mission sur Mars. Si vous débarquez sur la zone de lancement avec un orgue, par exemple, je suis désolé, mais je doute que votre agence spatiale vous prenne au sérieux : l'instrument serait quelque peu encombrant dans un vaisseau. De plus, sans vouloir mettre en question vos talents d'organiste, il y a peu de chances que vous deveniez un coéquipier très populaire si vous en jouez tous les jours dans un milieu confiné. Un ukulélé est en revanche petit, compact et relativement peu bruyant. Une autre observation qui m'a convaincu est son allure de jouet : contrairement à une guitare, si j'en rapporte un en France, personne ne s'attendra à une grande performance. Parfait pour quelqu'un qui a mes compétences en musique.



Je fais partie de la génération Y, cette génération à laquelle on reproche souvent d'être paresseuse, indisciplinée et hédoniste. Cette génération dont vous croisez parfois le regard lorsqu'il daigne s'écarter d'un écran d'ordinateur ou de téléphone. Ma génération n'est pas le reflet d'une décadence ou d'une perte de valeurs. Elle est simplement dans l'attente. Elle a accès à des outils dont la génération précédente ne rêvait même pas : ses téléphones sont plus puissants que les ordinateurs utilisés pour rejoindre la Lune, elle peut partager ses idées largement et instantanément sur Internet, et les cours des plus grandes universités sont à portée de ses écrans tactiles. Mais elle est hésitante quant aux problèmes auxquels consacrer sa force. En France, nombre d'entre nous tiennent pour acquis le fait d'avoir un toit et de la nourriture en abondance. Le revers de notre chance, c'est qu'aucun objectif ne devient évident. Les plus entreprenants trouvent une quête parmi les options qui s'offrent à eux : ils militent pour l'environnement, s'engagent dans l'humanitaire ou créent une entreprise innovante. Parmi les autres, nombreux sont ceux qui cherchent, dans leurs sources infinies de distraction facile, le moyen d'oublier qu'ils ne trouvent pas le sens dont ils ont besoin. D'oublier leur sentiment de ne pas progresser mais, simplement, de vieillir. Ma génération a besoin d'objectifs fédérateurs. D'objectifs pour lesquels brûler, pour lesquels unir ses forces et exploiter les outils extraordinaires dont elle dispose. Elle ne veut pas simplement régler les problèmes créés par les générations précédentes, elle veut aussi aller de l'avant. L'un de ces objectifs semble se dessiner : Mars.


Cyprien Verseux, « Vivre sur Mars : 366 jours pour tester la vie sur la planète rouge » (Éditions Michel Lafon), 17,95 euros. Sortie le 28 septembre 2017.

Revivez également la mission HI-SEAS IV de Cyprien sur le site de Sup'Biotech à travers la série d'articles que l'école lui a consacré.


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